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Conserves et lactofermentation: mes bocaux pour l’hiver

Depuis octobre 2018, j’ai la chance d’habiter en maison, et d’avoir un petit bout de jardin. Je m’en suis donnée à coeur joie, et j’ai enfin pu mettre en application mes connaissances en permaculture, qui demeuraient conceptuelles. J’ai eu « la main lourde », certainement par peur des loupés? Résultat, mes 7 plants de tomates, 5 de courges, 2 d’aubergines, 2 de poivrons, 3 d’haricots, 4 de concombres, sans compter le chou frisé, la salade etc. donnent très généreusement leurs délicieux légumes. Pour gérer ce « trop », outre le fait d’offrir des petits paniers à mes proches, j’ai décidé de faire des bocaux en employant 2 techniques.

Potager: Mars 2019

Potager: août 2019

La lactofermentation a été une véritable découverte. C’est la méthode la plus sûre, simple, rapide, et nutritionnellement intéressante pour conserver ses légumes. Elle consiste simplement à placer ses légumes crus dans une saumure (eau+sel dans des proportions précises), et à laisser reposer un moins minimum. Elles se conservent ainsi plusieurs années. Cette méthode de préservation des aliments est utilisée depuis le néolithique! Dans de l’eau salée et en l’absence d’air se produit une fermentation qui inhibe toutes les bactéries responsables de la putréfaction. La particularité est qu’à l’inverse de la cuisson, la lactofermentation augmente la teneur en certaines vitamines, et génère la production de probiotiques excellents pour notre santé.

Pour l’heure, je n’ai testé cette technique qu’avec la courgette. Après un mois de fermentation, mes courgettes râpées crues lactofermentées ont été dévorées. Sans incident.

Je ne m’attarderai pas sur la méthode n’étant pas experte, mais vous recommande fortement de consulter le site Ni cru ni cuit qui est une mine de renseignements.

 

 

 

Avec par exemple (lien actifs):

Qu’est-ce que la lactofermentation? 

Fermenter les légumes d’été

Les dangers des légumes mis directement dans l’huile

…Et une tonne de recettes inspirantes

Les bocaux à l’ancienne, avec longue stérilisation en cocotte étaient pour moi une « madeleine », puisque j’ai pu savourer ceux de ma grand-mère étant petite. Cette technique demande de la rigueur, puisqu’une conserve mal faite nous expose au mieux à une petite intoxication alimentaire, au pire à la toxine botulique, mortelle! Pour faire ses bocaux, le matériel (des bocaux en bon état, propres, avec des joints neufs) importe tout autant que le produit et que le respect de certaines étapes. Il est indispensable de stériliser bocaux+joints avant de les remplir. Et de respecter le temps de stérilisation en suivant précisément la recette. Comme je croule sous les tomates, et comme je trouve les sauces industrielles mauvaises, j’ai commencé par cette recette de sauce aux herbes, trouvée sur le site Le parfait, qui est une mine de renseignements. Je vous invite à commencer par:

Comment faire ses conserves

Petite astuce: les bocaux Le parfait coûtent cher! Vous en trouverez facilement autour d’un euro pièce sur Leboncoin. Il ne vous restera qu’à acheter des joints neufs (les joints se changent à chaque fois 😉 )

Je n’ai pas pu attendre l’hiver pour ouvrir mes premiers bocaux de sauce, puisqu’une semaine après leur confection des gourmands n’ont pas su résister à l’appel du bocal. Les Gnocchi-sauce-tomate-en-bocal étaient un régal!

Alors certes, mes quelques bocaux ne me permettront pas de passer l’hiver en toute autonomie. Mais les économies réalisées, le plaisir de manger un produit qu’on a fait pousser et qu’on a préparé avec amour, c’est le début du paradis.

A vous de jouer!

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