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Pourquoi je n’achète (presque) plus de plantes

Bonjour à tous,

Je souhaite vous partager l’évolution de mon approche face aux plantes et au jardinage. J’adore les plantes depuis toujours. Qu’elles soient d’intérieur ou d’extérieur, je les aime toutes, et je ne conçois pas une maison sans ces êtres vivants, qui l’égaient par leur diversité et leur beauté, et qui s’occupent donc de moi autant que je m’occupe d’elles. 🙂

Il y a quelques années, j’allais régulièrement faire une « razzia » chez Truffaut (à Paris) ou chez Botanique (à Lyon). Et très, très souvent, malgré toutes les bonnes intentions du monde, mes plantes décrépissaient lentement mais sûrement.

Lasse de dépenser des fortunes, je me suis intéressée aux plantes à 0€: les boutures, et les plantes à partir des déchets de fruits et légumes. Bouturer consiste à reproduire une plante. D’une plante à l’autre, la méthode varie. Mais c’est au final assez simple. Quand à la reproduction à partir du « déchet » de la plante ou d’un morceau de celle-ci, c’est souvent plus simple encore. Voici donc mon expérience de novice:

Les boutures

J’utilise en général deux méthodes différentes pour bouturer, en fonction de la nature de mes plantes.

  1. Bouturer en laissant une partie de la plante dans de l’eau jusqu’à qu’elle produise des racines
  2. Bouturer en plaçant directement le morceau prélevé dans la terre

Voici quelques exemples:

Les plantes grasses se bouturent généralement en terre. Rien de plus simple: prélever une feuille, ou un morceau de la plante. Attendre quelques jours pour que celle-ci cicatrise. Puis la placer dans une terre appropriée. La bouture va très vite produire des racines, puis développer une nouvelle plante au redoux.

Une belle récolte de boutures, récupérées chez une dame rencontrée via Leboncoin.

La misère, la papyrus, (et beaucoup d’autres) se bouturent plus facilement dans l’eau. Pour la misère par exemple, je coupe un morceau avec une dizaine de feuilles. Je retire les feuilles de la base pour éviter qu’elles ne pourrissent dans l’eau. Puis je les mets dans un verre d’eau, jusqu’à que des racines suffisamment vaillantes aient poussé. Pour le papyrus, je prélève une « tête », je coupe les feuilles à 1 cm. Puis je plonge la tête à l’envers dans un verre d’eau jusqu’à que les racines poussent, avant de les mettre en terre.

Enfin, beaucoup de plantes produisent des rejetons, c’est le cas par exemple de la Pilea, ou de la très commune Phalangère. Dans ce cas il suffit de prélever délicatement le rejet, en prenant soin de ne pas abimer les racines, et le replanter directement en pot.

Les déchets et les graines

Concernant les plantes provenant de mes déchets de fruits et légumes, c’est une découverte assez récente. L’an dernier j’ai planté « à l’arrache » un bout de gingembre qui germait dans ma cuisine. En quelques semaines, il est devenue une très jolie plante, produisant quelques mois plus tard de beaux morceaux de gingembre. Je suis aussi entrain d’essayer de produire une plante d’ananas à partir des feuilles d’un fruit (affaire à suivre). Enfin, j’ai découvert la simplicité de faire germer des graines et noyaux: un noyau de mangue germe tranquillement sur un bout de coton mouillé dans ma cuisine. Des noyaux de dattes trempent dans de l’eau, en attente de produire des racines… C’est un vrai plaisir de voir leur progression, chaque jour.

Une mangue, qui germe tranquillement dans sa petite serre improvisée.

C’est ainsi que les 3/4 plantes de mon appartements sont aujourd’hui issues de boutures, prélevées bien souvent sur les plantes d’amis (ou parfois dans des restaurants, en demandant gentiment)… Autre avantage: j’ai pu constater que les plantes que j' »élève » sont bien plus résistantes et belles. Non seulement elles grandissent à leur rythme, sans pesticides ni engrais chimiques, mais en plus elles bénéficient de la qualité des soins et de l’énergie que je leur apporte. Les plantes de jardinerie, du coup, m’apparaissent beaucoup moins attractives, car bien souvent elles ont poussé dans de mauvaises conditions, en force.

Pour terminer, je ne peux que vous inviter à vous renseigner, à avoir la curiosité d’apprendre sur les plantes que vous adoptez, pour ajuster les soins que vous leurs portez, pour connaitre la façon dont vous pouvez les bouturer. Ainsi, vous découvrirez le plaisir de croiser des spécimens que vous connaissez, et qui s’épanouiront pleinement chez vous à moindre effort. Le végétal est partout autour de nous et ne demande qu’à proliférer. Faire qu’il soit gratuit me semble être un juste retour des choses, puisqu’après tout la nature n’appartient à personne! 🙂

Bon jardinage,
Aurélie

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